Morocco: Year in Review 2019

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Although a slowdown in international trade made 2019 a leaner year for Morocco, real GDP growth decreased only slightly to 2.7%, from 3% in 2018, according to the IMF. This trend is expected to be reversed in 2020, with the national authorities and the IMF forecasting growth will accelerate to 3.5% and 3.7%, respectively.

In addition to trade headwinds, slower growth in 2019 was partly caused by a 5.4% drop in added value from the agriculture industry, attributable to unfavourable climate conditions. Mining sector growth also slowed from 4.7% to 3% as the phosphate market shifted.

The kingdom holds the largest phosphate rock reserves in the world, with 72% of the global total. This mineral is essential for the production of fertilisers, yet exports to India, Morocco’s main export partner for the commodity, decreased in 2019. Meanwhile, fertiliser exports from China picked up.

At the same time, growth in the manufacturing sector decelerated from 3.5% to 2.4% as a result of a reduction in agro-processing and lower global demand.

Inflation rates fell moderately to 0.8% in 2019, down from 1.1% in 2018. National demand contracted, though it still contributed 2% of GDP and maintained a growth rate of 3.3%.

In terms of the trade deficit, lower commodity prices have had a beneficial effect, reducing the gap slightly from 18.6% of GDP in 2018 to 18.5% in 2019. Soft energy prices were influential in this regard, given that Morocco imports more than 90% of its energy.

See also: The Report – Morocco 2019

Growth in tourism, renewables and automotive

A number of Morocco’s most important economic sectors expanded in 2019. Tourism, for instance, registered growth of 4.5%, according to the state budget, and the World Travel & Tourism Council forecasts the sector will grow at a rate of 3.8% per annum through to 2028.

The renewable energy sector was also dynamic. New renewables projects, such as the Noor Midelt 800-MW hybrid plant and the Boujdour 850-MW wind farm – both commissioned in 2019 – have added to momentum in the sector.

These developments are in line with the country’s National Energy Strategy, launched in 2009, which aims for renewables to make up 52% of the energy mix by 2030, one of the most ambitious targets in MENA.

Efforts to promote investment in industry have been similarly successful, particularly in the automotive industry. From mid-2020 capacity at the PSA plant in Kenitra, which opened in June 2019, will be expanded, ultimately reaching 200,000 vehicles per annum. This should have positive flow-on effects for the broader economy, as 60% of the auto parts used will be produced locally.

The new Tanger Med 2 port, also in northern Morocco, will facilitate the export of locally produced cars, linking it to Europe, its main commercial partner, as well as countries across the Atlantic. Opened in June 2019, the new $800m facilities expanded the existing Tanger Med port, adding over 3m twenty-foot equivalent units of handling capacity to the broader complex and making it the largest container port in the Mediterranean.

More broadly, Morocco’s efforts to attract foreign direct investment (FDI) inflows have helped support a range of sectors. In 2019 it ranked third in Africa for FDI receipts, according to global consultancy EY.

Filling skills gaps, pursuing agricultural development

While Morocco has made some headway in diversifying its economy, concerns have been raised about the need for greater emphasis on education to provide new skilled labour in areas such as telecoms and other technology-based activities.

In his Throne Day speech last July, King Mohammed VI also emphasised the need to see more of the country’s population benefit from recent economic gains. To this end, he appointed a special commission for economic development to design a new development model for national progress. This is scheduled to be delivered by mid-2020.

While the country remains focused on diversifying revenue streams and pursuing growth opportunities across a variety of sectors, the past year’s results are indicative of efforts to bolster the resiliency of the historically important agriculture sector.

This has been directed by the Green Morocco Plan, a strategy launched in 2008 that aims to enhance productivity and added value in the sector, taking into account challenges for both bigger and smaller producers, including access to water. As a result of this strategy, agricultural output increased by 60% between 2008 and 2018, while exports quadrupled between 2008 and 2017.

 

 

Maroc : Bilan de l’année 2019

In English

Si un ralentissement du commerce international s’est soldé par une année 2019 moins faste pour le Maroc, la croissance réelle du PIB ne s’est que légèrement contractée, passant de 3% en 2018 à 2,7%, selon le FMI. Cette tendance devrait s’inverser en 2020 et une accélération de la croissance est prévue, à hauteur de 3,5% selon les autorités marocaines et 3,7% selon le FMI.

Outre les vents contraires sur le commerce, le ralentissement de la croissance observé en 2019 a été en partie causé par une chute de 5,4% de la valeur ajoutée agricole, imputable à des conditions climatiques défavorables. La croissance du secteur minier est également passée de 4,7% à 3%, en raison de l’évolution du marché des phosphates.

Le royaume détient les plus grandes réserves de roches phosphatées au monde, avec 72% de l’ensemble des réserves mondiales. Ce minerai est essentiel pour la production d’engrais, mais les exportations vers l’Inde, pays à destination duquel le Maroc exporte la majeure partie de cette matière première, ont diminué en 2019. Au même moment, les exportations d’engrais en provenance de Chine ont grimpé.

La croissance du secteur manufacturier a également ralenti, passant de 3,5% à 2,4%, en raison d’une baisse des activités agro-industrielles et d’une demande mondiale plus faible.

Le taux d’inflation a légèrement baissé, passant de 1,1% en 2018 à 0,8 % en 2019. La demande nationale s’est contractée, contribuant tout de même au PIB à hauteur de 2% et maintenant un taux de croissance de 3,3%.

Pour ce qui est du déficit commercial, les prix moins élevés des matières premières ont eu un effet bénéfique, et celui-ci affiche un léger recul, passant de 18,6% du PIB en 2018 à 18,5% en 2019. Les faibles prix de l’énergie ont joué un rôle important à cet égard, dans la mesure où le Maroc importe plus de 90% de son énergie.

Croissance des secteurs du tourisme, des énergies renouvelables et de la construction automobile

Un certain nombre de secteurs économiques parmi les plus importants au Maroc ont connu une expansion en 2019. Le tourisme, par exemple, a enregistré une croissance de 4,5% selon le budget de l’Etat, et le World Travel & Tourism Council (Conseil Mondial du Voyage et du Tourisme, WTTC) prévoit pour le secteur une croissance annuelle de 3,8% jusqu’en 2028.

Le secteur des énergies renouvelables a également fait preuve de dynamisme. De nouveaux projets, tels que la construction de la centrale solaire hybride de Noor Midelt, d’une capacité de 800 MW, et celle du parc éolien de Boujdour, d’une capacité de 850 MW – tous deux commandés en 2019 – ont contribué à l’essor du secteur.

Ces projets s’inscrivent dans le droit fil de la Stratégie Energétique Nationale, lancée en 2009, qui vise à porter la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique à 52% d’ici 2030, l’un des objectifs les plus ambitieux de la région MENA en la matière.

Les efforts déployés pour promouvoir les investissements industriels ont eux aussi porté leurs fruits, en particulier dans le secteur automobile. Les capacités de production de l’usine PSA de Kénitra, qui a ouvert ses portes en juin 2019, vont être étendues à partir de mi-2020, pour atteindre à terme 200 000 véhicules par an. Cette hausse devrait avoir des répercussions positives sur l’économie plus largement, étant donné que 60% des pièces automobiles utilisées sont produites au Maroc.

Le nouveau port Tanger Med 2, situé lui aussi dans le nord du pays, facilitera l’exportation des voitures fabriquées au Maroc, reliant ce dernier à l’Europe, son principal partenaire commercial, ainsi qu’à des pays de l’autre côté de l’Atlantique. Inaugurées en juin 2019, les nouvelles installations portuaires, qui ont nécessité un investissement de 800 millions de dollars, constituent une extension du port Tanger Med, ajoutant une capacité de traitement supplémentaire de plus de 3 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) au complexe et faisant de celui-ci le plus grand port à conteneurs de la Méditerranée.

De manière plus générale, les efforts déployés par le Maroc pour attirer des investissements directs étrangers (IDE) ont contribué à soutenir un ensemble de secteurs. En 2019, le pays était la troisième destination des IDE en Afrique, selon le cabinet de conseil international EY.

Combler les déficits de compétences, développer le secteur agricole

Si le Maroc a progressé dans la diversification de son économie, des inquiétudes ont été exprimées quant à la nécessité d’accorder davantage d’importance à l’éducation afin de fournir une main d’œuvre qualifiée à des secteurs tels que les télécommunications et d’autres secteurs d’activités technologiques.

Dans un discours prononcé à l’occasion de la Fête du Trône en juillet dernier, le roi Mohammed VI a également mis l’accent sur la nécessité de faire en sorte qu’une plus grande partie de la population profite du récent essor économique. A cet effet, il a constitué une commission spéciale pour le développement économique chargée d’élaborer un nouveau modèle de développement pour assurer le progrès national. Les travaux de cette commission devraient être remis mi-2020.

Si la stratégie marocaine reste orientée vers la diversification des sources de revenu et la recherche d’opportunités de croissance dans des secteurs variés, les résultats enregistrés l’an dernier reflètent une volonté de renforcer la résilience du secteur agricole, qui a toujours été important au Maroc.

Les efforts déployés s’inscrivent dans le cadre du Plan Maroc Vert, une stratégie lancée en 2008 qui vise à améliorer la productivité et créer davantage de valeur ajoutée dans le secteur, en tenant compte des défis auxquels sont confrontés les producteurs, petits et grands, notamment celui de l’accès à l’eau. Grâce à cette stratégie, la production agricole a augmenté de 60% entre 2008 et 2018, tandis que les exportations ont été multipliées par quatre entre 2008 et 2017.

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