Gabon Bilan de l’Année 2016

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Grâce à une réserve de projets ambitieux visant à favoriser la croissance dans différents secteurs de l’économie, le Gabon est parvenu à tenir le cap face aux faibles prix du pétrole enregistrés sur une longue période en 2016 et entend mettre en œuvre, au cours des 12 prochains mois, de vastes réformes afin d’appuyer ses efforts de diversification économique.

Bien que la croissance ait enregistré un léger fléchissement en 2016, le Gabon s’est développé à un rythme conforme aux prévisions, en investissant notamment dans une série d’initiatives conçues pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’or noir.

Tout en accordant la priorité à des projets d’infrastructure, le Gabon a également fait en sorte d’allouer des fonds aux secteurs de l’industrie et de l’éducation, deux piliers importants de la croissance à long terme.

Maintenir la cadence

Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique gabonaise devait s’établir à 3,2 % en 2016, contre 4 % en 2015 – soit un taux bien en deçà des 6 % enregistrés entre 2010 et 2015. Malgré tout, le Gabon joue un rôle clé sur la scène régionale, le Cameroun étant le seul pays d’Afrique centrale à avoir affiché un taux de croissance plus élevé (4,8 %).

En 2016, les dépenses publiques atteignaient 2,6 milliards de francs CFA (3,9 millions d’euros),  soit un niveau égal à celui de 2015. Cette année là, la  conjoncture économique avait contraint le gouvernement à revoir à la baisse ses dépenses. En effet, celles-ci devaient initialement s’élever à 3 milliards de francs CFA (4,6 millions d’euros). Toutefois, en février, en raison de la chute du cours du prix du pétrole, l’agence de notation Standard & Poor’s a décidé d’abaisser  la note de crédit souverain à long terme du Gabon en devises étrangères et en monnaie locale de « B+ » à « B ».

Des projets d’infrastructures de transport qui vont de l’avant

Dans le but d’encourager la croissance à long terme, le Gabon s’est attelé à un vaste éventail de projets en 2016.

En effet, en 2016, la réalisation de divers projets d’infrastructures de transport (routier, ferroviaire et maritime) a progressé. Par exemple, la construction du couloir stratégique reliant le centre économique Port-Gentil à Libreville, la capitale politique, a bien avancé. Cette initiative, mise en place par la China Road & Bridge Corporation (CRBC) comprend la création d’une route de 93,7 kilomètres de Port-Gentil à Omboué, qui sera reliée à la route nationale 1. Cet axe routier devrait être opérationnel au cours des deux prochaines années.

Une activité industrielle qui prend de la vitesse

La Chine, qui faisait déjà figure d’important bailleur de fonds du Gabon, s’est engagée, en décembre dernier, à apporter un soutien financier supplémentaire aux projets d’infrastructure du pays, sous la forme de prêts et de partenariats. Cette annonce a été faite lors d’une visite d’Etat en Chine du président Ali Bongo Ondimba début décembre. A cette occasion, le président gabonais a, quant à lui, annoncé la construction de deux zones industrielles réservées exclusivement aux entreprises chinoises.

Ces projets visent à aider le Gabon à accroître la valeur de ses importantes ressources naturelles (bois et minerais) ainsi qu’à renforcer sa capacité à générer des recettes. En juillet, le Gabon a pris une mesure clé afin de rehausser la valeur de l’industrie de la transformation du bois et de tirer profit de ses ressources forestières en rendant obligatoire le séchage des bois destinés à l’exportation.   

Les efforts déployés par le Gabon afin d’encourager la production industrielle ont obtenu un coup de pouce en juin dernier alors qu’une nouvelle cimenterie a ouvert ses portes à Owendo, à 20 kilomètres au sud de Libreville. Gérée par l’entreprise marocaine Ciments de l’Afrique, la cimenterie d’une valeur de 23 milliards de francs CFA (35 millions d’euros), devrait permettre au Gabon de faire passer sa capacité de production de 500 000 tonnes de ciments par an à 750 000 tonnes. La production d'acier devrait elle aussi augmenter, suite à l’ouverture en février d’une usine exploitée par Steelworks of Gabon d’une capacité de production de 60 000 tonnes de fer à béton par an.

Se tourner vers l’avenir

En 2016,  le Gabon a aussi largement investi dans son système éducatif, dans le cadre de son initiative à long terme visant à développer le capital humain du pays. Ainsi, en septembre, l’Ecole des mines et de la métallurgie a ouvert ses portes à Moanda. Fruit d’un partenariat public-privé entre le gouvernement et la Compagnie minière de l’Ogooué, le nouvel établissement peut accueillir jusqu’à 120 étudiants qui suivent une formation professionnelle sur la prospection minière, l’extraction de minerais et la métallurgie.

Durant l’année 2016, le service tertiaire a continué de jouer un rôle clé dans l’économie gabonaise. En juin dernier, la Banque mondiale a approuvé un projet de 57 millions de dollars visant à améliorer la numérisation du secteur de la santé. Baptisée eGabon, l’initiative comprend la création d’un système de santé en ligne à l’échelle nationale, ainsi que l’élaboration de contenus, d’applications et de services numériques locaux afin de soutenir l’économie et d’améliorer la prestation des services de santé.

Les crédits alloués au secteur privé demeurent limités au Gabon, ainsi le gouvernement a mis en œuvre une série de réformes bancaires afin de faciliter l’octroi de prêts. Par exemple, début 2016, la Centrale des incidents de paiement a été créée et permet aux établissements financiers d’accéder aux dossiers bancaires des emprunteurs potentiels.

Retour au bercail

En juillet, le Gabon a rejoint l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) 20 ans après l’avoir quittée, et ce, dans le but de donner un coup de fouet à sa production. Un compromis a récemment été négocié par les pays membres de l’OPEP et des pays non-membres pour la réduction de la production pétrolière. Cet accord vise également à augmenter le prix du pétrole ainsi qu’à équilibrer les réserves, ce qui pourrait soulager l’économie gabonaise en 2017.

 

Gabon Year in Review 2016

En Français

An ambitious project pipeline aimed at galvanising growth across several sectors of Gabon’s economy helped the country weather sustained low oil prices in 2016, while wide-ranging reforms are expected to support further diversification efforts in the new year.

Though growth is expected to have dipped slightly in 2016, Gabon kept up its planned pace of development, investing in a raft of initiatives that are steering the country away from its reliance on oil.

Infrastructure projects were a key focus, while funds were also channelled into industry and education, both of which are seen as important drivers of long-term growth.

Momentum maintained

Gabon’s economy was expected to grow by 3.2% in 2016, according to IMF forecasts, down from around 4% the previous year and significantly lower than the annual average of 6% recorded between 2010 and 2015. Despite this, Gabon remains a strong regional performer, with the only other Central African state projected to achieve higher growth in 2016 being Cameroon at 4.8%.

Spending for the year was set at CFA2.6bn (€3.9m), on a par with 2015, when challenging economic conditions forced the government to cut its expenditure from the CFA3bn (€4.6m) initially budgeted. However, the slump in oil prices prompted ratings agency Standard & Poor’s to revise Gabon’s long-term sovereign credit rating in foreign and local currencies from “B+” to “B” in February.

Transport infrastructure progresses

With an eye on driving long-term growth, Gabon moved forward on a broad range of projects in 2016.

The year saw advances across a raft of transport infrastructure projects, ranging from road and railway to port developments. Progress was made on the strategically important corridor initiative that will eventually connect the economic centre of Port-Gentil to Libreville, the political capital. The project, which is being rolled out by China Road and Bridge Corporation (CRBC), includes a 93.7-km road from Port-Gentil to Route Nationale 1 in Omboué and is expected to be finished within the next two years.

Industrial activity gathers pace

Already a major financier of Gabon’s project pipeline, in December China pledged additional support for the country’s infrastructure projects in the form of loans and partnerships. The announcement, made during a state visit to China by President Ali Bongo Ondimba at the beginning of the month, was followed by news of Gabon’s plans to build two industrial zones for use solely by Chinese corporations.

The projects are expected to help Gabon add value to its abundant natural resources, which include wood and minerals, and increase their revenue-generating capacity. In July Gabon took a crucial step to boost the value of its wood-processing industry and tap into the country’s logging potential by making the drying of wood prior to export a requirement.

Gabon’s efforts to drive up industrial production received a fillip in June, with the launch of a new cement plant in Owendo, 20 km south of Libreville. Operated by Moroccan-based Ciments de l’Afrique, the CFA23bn (€35m) plant is expected to increase Gabon’s cement production capacity from 500,000 tonnes per annum (tpa) to 750,000 tpa. Steel output is also set to rise, following the opening in February of a 60,000-tpa rebar plant, operated by Steelworks of Gabon.

Looking ahead

Gabon also made significant investments in its education system in 2016, part of the long-term aim of developing the country’s human capital. September brought the opening of the School of Mines and Metallurgy in Moanda, a €20m public-private partnership venture between the government and mining firm Compagnie Minière de l’Ogooué. The new institute can enrol up to 120 students for practical training in mining prospecting, ore mining and metallurgy.

Services continued to play an important role in Gabon’s economy throughout the year. In June the World Bank approved a $57m project to improve digitisation of the health sector. Known as eGabon, the initiative involves the implementation of a national health information system, alongside the development of local digital content, apps and services to support the broader economy and improve the delivery of health care services.

With credit to the private sector still low, Gabon also rolled out a series of reforms across its banking sector aimed at facilitating borrowing. The measures included the launch of a payment registry in early 2016 – Centrale des Incidents Depaiement ­– which provides financial institutions with access to the banking records of potential borrowers.

A return to the fold

In July Gabon re-joined the Organisation of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) after an absence of two decades in a bid to boost production. An agreement reached recently between OPEC and non-OPEC countries to cut output in order to increase oil prices and balance supply could also ease pressure on Gabon’s economy in 2017.

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