LATEST ECONOMIC BRIEFINGS
EMIRATES: DUBAI | 30.07.2010
Dubai’s capital markets appear to be in for significant change with plans unveiled to establish a second-tier stock exchange coming hot on the heels of Dubai Financial Market (DFM) – the government-administered domestic bourse – and the DIFC-based NASDAQ Dubai’s move to formally link their trading platforms. All of this is happening as speculation of a merger between the bourses of Dubai and Abu Dhabi mounts.
ALGERIE | 30.07.2010
Les efforts importants déployés par l’Algérie pour augmenter la production céréalière commencent à porter leurs fruits, dans la mesure où les récoltes record de l’année dernière et les rendements importants de 2010 aideront à réduire les coûts d’importation et à créer des emplois sûrs dans les zones rurales. Cependant, l’objectif de l’autonomie alimentaire fixé par le pays reste encore bien éloigné.
SENEGAL | 30.07.2010
Le Sénégal est en train de devenir un leader en matière de développement de l’énergie solaire comme énergie de l’avenir, et ce, à la fois à l’échelle nationale et continentale. Pour y parvenir, le pays veut augmenter l’utilisation des énergies renouvelables afin de surmonter ses propres manques et promouvoir un grand programme international ayant pour but de mettre fin à la dépendance de l’Afrique de l’Ouest à l’égard des combustibles fossiles.
BULGARIA | 30.07.2010
Though Bulgaria’s economy is likely to remain in the slow lane for the rest of this year, the country’s banking sector continues to show resilience in the face of global economic contraction. There are concerns, however, that increasing levels of bad loans carried by some lenders could add to pressures on the sector.
OMAN | 28.07.2010
A raft of new agreements recently signed by the Ministry of Transport and Communications will see a significant round of investment in Oman’s transport infrastructure. The 15 agreements, signed earlier in July, cover projects in land, sea and air infrastructure and are worth a total of OR136.9m ($355.9m).
Utilisation des Éléments
Morocco, Volume 197
12.03.2010
12.03.2010
Ayant du vent, de l'espace et du soleil à revendre, le Maroc est mieux placé que la plupart des pays en termes de potentiel d'énergie renouvelable. De plus, voyant sa demande énergétique augmenter de façon continue, ce pays importateur d'énergie n'a jamais eu autant de raisons de devenir écologique. Afin de prévenir une pénurie, le gouvernement a mis en œuvre un programme national d'une valeur de 6.6 milliards d'euros visant à augmenter drastiquement la production d'énergie solaire et à accroître ainsi le potentiel d'exportation dans ce domaine.
Cinq centrales d'énergie solaire doivent être construites d'ici 2020 et une offre proposait de commencer la construction de la première à la fin février. « Nous commencerons par l'offre de la centrale d'Ouarzazate et les autres suivront une à une », a déclaré à la presse internationale Amina Benkhadra, la ministre de l'Energie. Une fois que les cinq centrales seront fonctionnelles, elles devraient satisfaire 20% des besoins du pays.
L'entreprise espagnole Abengoa joue le rôle d'éclaireur pour ce qui est des contrats dans le domaine du solaire au Maroc (elle a presque terminé de construire une centrale hybride solaire-gaz de 470 MW dans la ville méridionale d'Ain Beni Mathar), mais il semble que plusieurs sociétés internationales, y compris Siemens, soient intéressées par les projets.
« Le Maroc est ouvert à toutes sortes de partenariats du moment que les entreprises étrangères peuvent apporter de l'expertise, de la technologie et du savoir-faire. Nous cherchons à établir des partenariats publics et privés, ainsi que nationaux et étrangers », a expliqué Mme Benkhadra.
L'appel de la ministre a été parfaitement entendu; d'ailleurs, le gouvernement japonais a signé un contrat de 5.4 millions d'euros en janvier 2010 pour participer à la construction, à Assa-Zag au Maroc, de ce qui sera la plus grande centrale photovoltaïque d'Afrique.
Le Maroc ne dispose pas des mêmes réserves d'hydrocarbures que ses voisins, ainsi il importe actuellement 97% de son énergie. La demande, qui s'est accrue en moyenne de 5 à 7% par an au cours des dix dernières années, devrait passer de 24 GWh en 2008 à 95 GWh en 2030. Par conséquent, le gouvernement cherche à développer sa capacité à produire de l'énergie renouvelable : selon la stratégie énergétique nationale actuelle, près de 10% de l'énergie marocaine proviendra de sources renouvelables d'ici 2012. Au cours des dernières années, la plus grande partie des efforts ont été consacrés au développement de l'énergie éolienne, qui compte actuellement 150 MW de puissance et devrait atteindre les 1 554 MW d'ici 2012. La construction du parc éolien de Tanger, qui sera la plus grande installation du type au Maroc, a débuté en 2009 et devrait être fonctionnel cette année. Le potentiel de production d'énergie éolienne du pays a été estimé à environ 6 000 MW par an, mais la réalisation de ce projet nécessiterait des milliards d'euros d'investissement.
Trois mille heures d'ensoleillement étant enregistrées par année dans le pays, l'énergie solaire est une autre solution pour le Maroc, mais celle-ci a jusque-là été principalement exploitée dans les villages. En effet, au cours des dix dernières années, le Programme d'électrification rurale a fourni en électricité 150 000 foyers grâce au matériel photovoltaïque. Étant donné que leur capacité atteindra 2 000 MW, les cinq centrales solaires prévues augmenteront sensiblement le rôle de l'énergie solaire dans la stratégie nationale.
Le climat du Maroc et les vastes étendues du Sahara attirent l'attention du monde entier, qui essaie par tous les moyens de se défaire de sa dépendance à l'égard du pétrole. En effet, des entreprises du Maroc, de Tunisie, d'Espagne, de France et d'Italie font partie maintenant du projet Desertec, qui vise à fournir de l'énergie solaire, produite au Sahara à l'aide de paraboles solaires, à l'Europe.
Selon la German Aerospace Center Industrial Initiative, moins de 0.3% du désert nord-africain serait nécessaire pour produire toute l'électricité et toute l'eau dessalée dont l'Europe a besoin. Ce projet, évalué à 293.7 milliards d'euros, devrait compter pour 15% de la consommation énergétique européenne d'ici 2050.
« Nous voulons faire partie des principaux pays participants à ce projet », a déclaré à la presse internationale, en été 2009, Saïd Mouline, le directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables. Ses vœux semblent avoir été exaucés : en février 2010, le fondateur du consortium du projet Desertec Industrial Initiative a annoncé que les pourparlers avec le gouvernement marocain avaient abouti et que le projet pilote aurait lieu sur le sol marocain.
Il s'agit d'une lourde tâche, mais l'urgence d'assurer une énergie durable à long terme se fait de plus en plus sentir à l'échelle internationale et le Maroc est bien placé pour le développement de l'énergie solaire et éolienne. Bien que le pays ne dispose pas de ressources pétrolières importantes, il aura sans doute un rôle à jouer dans la politique énergétique à venir.
Five solar power stations are to be constructed by 2020, with the tender for the first slated to begin at the end of February. "We will start first with the tender for Ourzazate power station and the tenders for the others will follow successively," the energy minister, Amina Benkhadra, told international press. When all five plants are on-line, they are expected to meet 20% of Morocco's energy needs.
Spanish firm Abengoa is the forerunner for Morocco's solar contracts (it is almost finished building a 470-MW solar-gas hybrid station in the southern city of Ain Bni Matha), but several international companies, including Siemens, are also said to be interested.
"Morocco is open to all forms of partnership as long as the foreign firms have the capabilities to bring expertise, technology and know-how. We are looking for public-private as well as national-and-foreign partnerships," Benkhadra said.
The minister's call was clearly heard, with the Japanese government signing a €5.4m deal in January 2010 to help build what will be Africa's largest photovoltaic plant in Assa-Zag, Morocco.
Lacking the hydrocarbons reserves of its neighbours, Morocco currently imports 97% of its energy. Demand, which has grown 5-7% per year on average over the past decade, is projected to increase from 24 GWh in 2008 to 95 GWh by 2030. As a result, the government has turned to developing its renewable energy capacity – under the current national energy strategy up to 10% of Morocco's energy will come from renewable sources by 2012.
In recent years, most efforts have gone into the development of wind energy, which currently accounts for 150 MW of installed capacity and is expected to reach 1554 MW by 2012. The Tangier wind farm, which will be Morocco's largest, entered construction in 2009 and is expected to go on-line this year. The country's wind potential has been estimated at around 6000 MW a year, but its realisation would require billions of euros in investment.
With 3000 hours of sunshine per year, solar power is another option for Morocco that has hitherto been confined predominantly to villages. In the past 10 years, the Programme for Rural Electrification (Programme d'Electrification Rurale) has brought power to 150,000 homes by the use of photovoltaic kits. With capacity totaling 2000 MW, the five planned solar plants will dramatically increase the role of solar energy within the national strategy.
Morocco's suitable climate, as well as the vast expanses of space in the Sahara, have not gone unnoticed by the world at large, which is also struggling to wean itself off an oil dependency. Companies from Morocco, Tunisia, Spain, France and Italy have attached themselves to the Desertec syndicate, which aims to power Europe with solar energy generated in the Sahara using curved mirror technology.
According to the German Aerospace Center Industrial Initiative, it would take less that 0.3% of the North African desert to produce all the electricity and desalinated water needed domestically by Europe. Priced at €293.7bn, the Desertec project should account for 15% of Europe's power consumption by 2050.
"We want to be among the leading countries in this project," Said Mouline, the managing director of Morocco's Renewable Energy Development Centre, told international press in the summer of 2009. His wish looks to have been granted: in February 2010, consortium founder Desertec Industrial Initiative announced that talks with the Moroccan government had been successful and their pilot project would be on Moroccan soil.
It is a tall order, but the urgency to secure long-term sustainable energy supplies is building internationally, and Morocco is in the right place for the development of solar and wind energy. Though lacking any significant oil resources, the country may yet have a role to play in future energy politics.
Cinq centrales d'énergie solaire doivent être construites d'ici 2020 et une offre proposait de commencer la construction de la première à la fin février. « Nous commencerons par l'offre de la centrale d'Ouarzazate et les autres suivront une à une », a déclaré à la presse internationale Amina Benkhadra, la ministre de l'Energie. Une fois que les cinq centrales seront fonctionnelles, elles devraient satisfaire 20% des besoins du pays.
L'entreprise espagnole Abengoa joue le rôle d'éclaireur pour ce qui est des contrats dans le domaine du solaire au Maroc (elle a presque terminé de construire une centrale hybride solaire-gaz de 470 MW dans la ville méridionale d'Ain Beni Mathar), mais il semble que plusieurs sociétés internationales, y compris Siemens, soient intéressées par les projets.
« Le Maroc est ouvert à toutes sortes de partenariats du moment que les entreprises étrangères peuvent apporter de l'expertise, de la technologie et du savoir-faire. Nous cherchons à établir des partenariats publics et privés, ainsi que nationaux et étrangers », a expliqué Mme Benkhadra.
L'appel de la ministre a été parfaitement entendu; d'ailleurs, le gouvernement japonais a signé un contrat de 5.4 millions d'euros en janvier 2010 pour participer à la construction, à Assa-Zag au Maroc, de ce qui sera la plus grande centrale photovoltaïque d'Afrique.
Le Maroc ne dispose pas des mêmes réserves d'hydrocarbures que ses voisins, ainsi il importe actuellement 97% de son énergie. La demande, qui s'est accrue en moyenne de 5 à 7% par an au cours des dix dernières années, devrait passer de 24 GWh en 2008 à 95 GWh en 2030. Par conséquent, le gouvernement cherche à développer sa capacité à produire de l'énergie renouvelable : selon la stratégie énergétique nationale actuelle, près de 10% de l'énergie marocaine proviendra de sources renouvelables d'ici 2012. Au cours des dernières années, la plus grande partie des efforts ont été consacrés au développement de l'énergie éolienne, qui compte actuellement 150 MW de puissance et devrait atteindre les 1 554 MW d'ici 2012. La construction du parc éolien de Tanger, qui sera la plus grande installation du type au Maroc, a débuté en 2009 et devrait être fonctionnel cette année. Le potentiel de production d'énergie éolienne du pays a été estimé à environ 6 000 MW par an, mais la réalisation de ce projet nécessiterait des milliards d'euros d'investissement.
Trois mille heures d'ensoleillement étant enregistrées par année dans le pays, l'énergie solaire est une autre solution pour le Maroc, mais celle-ci a jusque-là été principalement exploitée dans les villages. En effet, au cours des dix dernières années, le Programme d'électrification rurale a fourni en électricité 150 000 foyers grâce au matériel photovoltaïque. Étant donné que leur capacité atteindra 2 000 MW, les cinq centrales solaires prévues augmenteront sensiblement le rôle de l'énergie solaire dans la stratégie nationale.
Le climat du Maroc et les vastes étendues du Sahara attirent l'attention du monde entier, qui essaie par tous les moyens de se défaire de sa dépendance à l'égard du pétrole. En effet, des entreprises du Maroc, de Tunisie, d'Espagne, de France et d'Italie font partie maintenant du projet Desertec, qui vise à fournir de l'énergie solaire, produite au Sahara à l'aide de paraboles solaires, à l'Europe.
Selon la German Aerospace Center Industrial Initiative, moins de 0.3% du désert nord-africain serait nécessaire pour produire toute l'électricité et toute l'eau dessalée dont l'Europe a besoin. Ce projet, évalué à 293.7 milliards d'euros, devrait compter pour 15% de la consommation énergétique européenne d'ici 2050.
« Nous voulons faire partie des principaux pays participants à ce projet », a déclaré à la presse internationale, en été 2009, Saïd Mouline, le directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables. Ses vœux semblent avoir été exaucés : en février 2010, le fondateur du consortium du projet Desertec Industrial Initiative a annoncé que les pourparlers avec le gouvernement marocain avaient abouti et que le projet pilote aurait lieu sur le sol marocain.
Il s'agit d'une lourde tâche, mais l'urgence d'assurer une énergie durable à long terme se fait de plus en plus sentir à l'échelle internationale et le Maroc est bien placé pour le développement de l'énergie solaire et éolienne. Bien que le pays ne dispose pas de ressources pétrolières importantes, il aura sans doute un rôle à jouer dans la politique énergétique à venir.
Morocco: Using the Elements
With wind, sun and space to spare, Morocco is better endowed than most countries in terms of renewable energy potential. The impetus to go green has also never been stronger, as the energy-importing nation has seen its domestic demand steadily rise. In order to preempt an energy squeeze, the Moroccan government has moved to dramatically increase its national solar capacity through a €6.6bn programme, and boost the potential for future energy exports.Five solar power stations are to be constructed by 2020, with the tender for the first slated to begin at the end of February. "We will start first with the tender for Ourzazate power station and the tenders for the others will follow successively," the energy minister, Amina Benkhadra, told international press. When all five plants are on-line, they are expected to meet 20% of Morocco's energy needs.
Spanish firm Abengoa is the forerunner for Morocco's solar contracts (it is almost finished building a 470-MW solar-gas hybrid station in the southern city of Ain Bni Matha), but several international companies, including Siemens, are also said to be interested.
"Morocco is open to all forms of partnership as long as the foreign firms have the capabilities to bring expertise, technology and know-how. We are looking for public-private as well as national-and-foreign partnerships," Benkhadra said.
The minister's call was clearly heard, with the Japanese government signing a €5.4m deal in January 2010 to help build what will be Africa's largest photovoltaic plant in Assa-Zag, Morocco.
Lacking the hydrocarbons reserves of its neighbours, Morocco currently imports 97% of its energy. Demand, which has grown 5-7% per year on average over the past decade, is projected to increase from 24 GWh in 2008 to 95 GWh by 2030. As a result, the government has turned to developing its renewable energy capacity – under the current national energy strategy up to 10% of Morocco's energy will come from renewable sources by 2012.
In recent years, most efforts have gone into the development of wind energy, which currently accounts for 150 MW of installed capacity and is expected to reach 1554 MW by 2012. The Tangier wind farm, which will be Morocco's largest, entered construction in 2009 and is expected to go on-line this year. The country's wind potential has been estimated at around 6000 MW a year, but its realisation would require billions of euros in investment.
With 3000 hours of sunshine per year, solar power is another option for Morocco that has hitherto been confined predominantly to villages. In the past 10 years, the Programme for Rural Electrification (Programme d'Electrification Rurale) has brought power to 150,000 homes by the use of photovoltaic kits. With capacity totaling 2000 MW, the five planned solar plants will dramatically increase the role of solar energy within the national strategy.
Morocco's suitable climate, as well as the vast expanses of space in the Sahara, have not gone unnoticed by the world at large, which is also struggling to wean itself off an oil dependency. Companies from Morocco, Tunisia, Spain, France and Italy have attached themselves to the Desertec syndicate, which aims to power Europe with solar energy generated in the Sahara using curved mirror technology.
According to the German Aerospace Center Industrial Initiative, it would take less that 0.3% of the North African desert to produce all the electricity and desalinated water needed domestically by Europe. Priced at €293.7bn, the Desertec project should account for 15% of Europe's power consumption by 2050.
"We want to be among the leading countries in this project," Said Mouline, the managing director of Morocco's Renewable Energy Development Centre, told international press in the summer of 2009. His wish looks to have been granted: in February 2010, consortium founder Desertec Industrial Initiative announced that talks with the Moroccan government had been successful and their pilot project would be on Moroccan soil.
It is a tall order, but the urgency to secure long-term sustainable energy supplies is building internationally, and Morocco is in the right place for the development of solar and wind energy. Though lacking any significant oil resources, the country may yet have a role to play in future energy politics.


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