LATEST ECONOMIC BRIEFINGS
THAILAND | 05.02.2010
Thailand is looking to overhaul the country's rail network, planning to combine state spending with private sector investments to revamp a system that in recent years has been overtaken by road transport as the economy's primary freight mover.
OMAN | 05.02.2010
Investors will be hoping the steady recovery posted by the Sultanate's equities last year will continue into 2010. Already, early signs of confidence are becoming apparent, with initial public offerings (IPOs) expected to resume shortly and a degree of bullishness prompted by resurgent oil prices.
SAUDI ARABIA | 05.02.2010
As the Gulf Cooperation Council's biggest economy closes the books on 2009, it may well be remembered as a year of caution and mixed fortunes. Economic growth was positive and inflation fell, but lower oil prices caused the state budget to drift into deficit territory. Nevertheless, with the government clearly committed to supporting the economy through stimulatory spending, higher growth is already expected in 2010.
ROMANIA | 04.02.2010
Having been one of the driving forces in the Romanian economy up until the end of 2008, the construction sector has had to take a back seat over the past 12 months, with workers being laid off, many new projects put on the backburner and ongoing developments halted as funding and demand dried up.
LEBANON | 01.02.2010
Lebanon continued to defy the expectations of many in 2009, being able to not only weather the worst of the global financial crisis but also post solid economic gains while undergoing another period of political tension.
Soutien local
Senegal, Volume 33
29.10.2008
29.10.2008
Si les banques commerciales locales s'affairent à débattre de l'impact de la crise financière mondiale sur leurs opérations en Afrique de l'Ouest, le secteur de la micro finance gagne du terrain au Sénégal, en soutien à une population qui doit surmonter la tempête économique et subvenir à ses besoins quotidiens.
Bien que les institutions financières africaines ne soient pas confrontées à l'effondrement des marchés que connaissent les pays industrialisés, les experts s'inquiètent des effets de l'agitation économique à long terme. Une récession américaine et européenne pourrait entraîner une baisse des exportations africaines, de l'investissement étranger et de l'aide internationale au développement. Par ailleurs, les sommes d'argent reçues sous forme d'envois de fonds provenant des Africains travaillant à l'étranger pourraient être appelées à diminuer. Pourtant, si ces menaces sont sérieuses, il semblerait que les problèmes les plus urgents du continent (la faim et la pauvreté) soient passés sous couvert.
Le 12 octobre dernier, le président sénégalais Aboudalye Wade déclarait que malgré les inquiétudes relatives aux conséquences de la crise économique, le problème majeur auquel les Africains sont confrontés restait la survie. «Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de conséquences en Afrique, en particulier en matière d'aide à l'Afrique, mais l'impact en Afrique sera mineur car le plus important pour nos populations et nos agriculteurs est d'avoir assez à manger », a indiqué Mr. Wade à la presse internationale.
Le secteur naissant de la micro finance au Sénégal, qui est destiné à répondre aux besoins les plus pressants de la population pour combler le manque de financement des banques commerciales, s'avère résistant, en dépit des contrecoups que subissent les marchés financiers mondiaux.
Les 15 et 16 Octobre derniers, 18 institutions de micro finance (IMF) et investisseurs internationaux se sont réunis à l'occasion d'une conférence organisée par le ministère de la famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance.
« Si 18 investisseurs de plusieurs pays se retrouvent au Sénégal pour ce forum, cela veut dire qu'il y a quelque chose d'important qui se passe dans le secteur de la micro-finance, qui est un véritable vivier de création de richesse », a déclaré Awa Ndiaye, ministre de la Famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance. « Nous espérons pouvoir répondre à l'attente des investisseurs », a-t-elle ajouté.
Dans une économie où le secteur informel absorbe près de 90% de la main d'oeuvre du pays, la micro finance fournit un appui essentiel pour les travailleurs du secteur informel ainsi que pour les entrepreneurs comme moyen de financement de leurs activités. Le ministère de la micro finance estime que sur une population totale de 12 millions d'habitants, environ 1 million de Sénégalais ont recours à une institution de micro finance. Selon les données publiées par la banque centrale, les 12 premières institutions concentrent plus de 90% de l'épargne et du crédit. Le montant de l'épargne atteint 91 milliards de francs CFA (178 millions de dollars) à la fin 2007, soit une hausse de 24% par rapport à l'année précédente. Quant au crédit, il a progressé de 22% pour atteindre 110 milliards de francs CFA (216 millions de dollars), contre 30 milliards de francs CFA (176 millions de dollars) l'année dernière. A l'heure d'aujourd'hui, le micro crédit compte pour un peu plus de 10% des crédits émis dans l'économie sénégalaise.
Si le taux de pénétration du marché bancaire au Sénégal dépasse à peine 5% de la population, ce résultat ne reflète pas de manière adéquate le dynamisme des services de micro financement. En effet, selon un rapport publié début 2008 par le ministère de la micro finance, le nombre de clients des 12 IMF a augmenté de 17% en 2007, pour atteindre 940 000 individus. Si l'on inclut les microentrepreneurs, le taux de pénétration bancaire frôle alors les 19% de la population active (estimée à 4,5 millions de personnes en 2007), contre 17% en 2006.
«Avec un taux de bancarisation aux alentours de 5% au Sénégal, l'impact potentiel du micro-crédit est significatif. Le développement rapide des institutions de micro-finance témoigne du besoin d'innovation des produits bancaires pour les micro-entrepreneurs ainsi que pour la population rurale. Néanmoins ces institutions doivent gérer leurs risques de manière appropriée » a déclaré Ehouman Kassi, directeur général d'Ecobank Sénégal, à OBG.
Si le nombre de clients servis est en augmentation sensible, une poignée d'IMF se taille la part du lion. Le Crédit mutuel du Sénégal (CMS) constitue le réseau le plus important avec 55% de l'épargne et 44% du crédit à la fin 2007. Il est suivi de l'Union des mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l'épargne et du crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) qui regroupe environ 21% de l'épargne et 18% du crédit, tandis que l'Alliance de crédit et d'épargne pour la production (ACEP) regroupe 19% de l'épargne et 21% du crédit.
La présence de plusieurs acteurs de poids agit comme une barrière pour l'entrée sur le marché de nouveaux acteurs. Les quelques IMF, dont les débuts remontent à plusieurs années, disposent de grands réseaux, ce qui rend la tâche difficile aux nouveaux arrivants pour se faire connaître auprès des clients.
Un autre trait de la demande locale est que 70% de la population du pays vit dans de petites communautés rurales, ce qui limite la capacité des IMF à disséminer l'information. En conséquence du faible niveau d'infrastructure institutionnelle entre zones rurales, beaucoup d'IMF doivent faire face à des coûts et des impayés élevés en raison du manque de suivi après que le crédit a été octroyé.Tout particulièrement, les problèmes d'accès à l'électricité ou à un réseau télécom dans certaines zones isolées freine le développement des IMF, puisqu'elles se trouvent dans l'incapacité de communiquer avec leur siège social à Dakar.
Face au manque de services financiers formels, le Sénégal continue sur sa lancée le développement d'instruments financiers innovants pour répondre aux besoins de sa population - une évolution qui pourrait s'avérer inappréciable compte tenu de la crise financière actuelle.
Though African financial institutions have yet to experience the kind of market collapses as the industrialised world, experts worry about the long-term effects of the economic turmoil. A recession in the US and Europe could lower demand for Africa's exports, hurt foreign investment and reduce foreign aid. In addition, money received in the form of remittances from Africans working abroad could decrease. Yet, as potentially serious as these threats are, there is concern that the continent's more immediate problems - including hunger and poverty - are being sidelined.
On October 12, Senegal's President Abdoulaye Wade said that, despite worries about the fallout from the economic crisis, Africans' most important issue continued to be survival. "I'm not saying that there will not be an effect on Africa, above all on aid to Africa, but the impact on Africa will be minor because for our populations, for our farmers, having enough to eat is what's important," Wade said, as reported by international press.
The emerging microfinance sector in Senegal - which is designed to meet its population's more pressing needs in a way that large commercial banks cannot - is proving resilient, despite the global financial turmoil.
On October 15-16, the Micro-Finance Investor Conference brought together 18 microfinance institutions (MFIs) and international investors under the aegis of the Ministry of Family, National Solidarity, Women's Entrepreneurship and Microfinance. The workshop focused on transparency and availability of information, while providing a forum for bringing together MFIs and investors.
"If 18 investors from several countries have come to Senegal for this forum, this means that something important is happening in the micro-finance sector, which is a creator of wealth," Awa Ndiaye, Minister of Family, National Solidarity, Feminine Entrepreneurship and Micro-finance, told the conference on October 15. "We are hoping to respond to the expectations of these investors."
In an economy where the informal sector absorbs around 90% of the country's workforce, microfinance provides a crucial link for informal workers and aspiring entrepreneurs to finance their operations. The Microfinance Ministry estimates that - out of a population of 12m - around 1m Senegalese have a banking relationship with an MFI. Statistics from the central bank reveal that the 12 biggest MFIs account for more than 90% of savings and credit. Total savings reached XOF91bn ($178m) at the close of 2007, indicating a 24% growth on the previous year's total of XOF74bn ($145m). Meanwhile, loans grew by 22% - totalling XOF110bn ($216m) compared to last year's XOF90bn ($176m) - and they now account for slightly more than 10% of credit in the Senegalese economy.
Though the official penetration rate of banking services in Senegal is just over 5% of the population, this does not adequately reflect the dynamism of the small-scale financial sector. Indeed, a report published in early 2008 by the Microfinance Ministry revealed that the total clientele of the 12 biggest MFIs grew 17% in 2007 alone, accounting for over 940,000 individuals. If micro-entrepreneurs are counted, the banking penetration rate rises to 19% of the working population (estimated at 4.5m in 2007), up from 17% in 2006.
"With a banking penetration rate of around 5% in Senegal, the potential impact of micro-credit is significant," Ehouman Kassi, director general for Ecobank Senegal, told OBG. "The rapid development of microfinance institutions testifies to the need for innovation in banking products for micro-entrepreneurs as well as for the rural population. Nevertheless, these institutions need to manage their risk in an appropriate manner."
While the number of clients has been growing, a large part of their business is captured by a small number of MFIs. Crédit Mutuel du Sénégal (CMS) accounted for 55% of deposits in the sector and 44% of active loans as of year-end 2007, while Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'Epargne et du Crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) managed 21% of deposits and 18% of active loans. Meanwhile, Alliance du Crédit et d'Epargne pour la Production (ACEP) covered 19% of the sector's deposits and 21% of the active loans.
The presence of a number of heavyweights raises the barriers to entry onto the market for new players. The few largest MFIs, who have the longest presence in the market, have the widest branch networks, making it difficult for new entrants to make themselves known to potential clients.
This is significant in light of the fact that 70% of the country's population is considered rural, creating a challenge for microfinance in Senegal in terms of dissemination of information. Weak institutional infrastructure between rural areas means that many MFIs face high costs and default rates due to problems in monitoring borrowers after the loans are granted. In particular, the lack of access of the MFI networks to a stable electricity supply or telecoms infrastructure in certain remote regions has handicapped their development, since they are not able to communicate with headquarters in Dakar.
Despite a dearth of formal financial services, Senegal is continuing to develop innovative financial instruments to answer the needs of its population - which may prove invaluable given the potential fallout from the economic turmoil.
Bien que les institutions financières africaines ne soient pas confrontées à l'effondrement des marchés que connaissent les pays industrialisés, les experts s'inquiètent des effets de l'agitation économique à long terme. Une récession américaine et européenne pourrait entraîner une baisse des exportations africaines, de l'investissement étranger et de l'aide internationale au développement. Par ailleurs, les sommes d'argent reçues sous forme d'envois de fonds provenant des Africains travaillant à l'étranger pourraient être appelées à diminuer. Pourtant, si ces menaces sont sérieuses, il semblerait que les problèmes les plus urgents du continent (la faim et la pauvreté) soient passés sous couvert.
Le 12 octobre dernier, le président sénégalais Aboudalye Wade déclarait que malgré les inquiétudes relatives aux conséquences de la crise économique, le problème majeur auquel les Africains sont confrontés restait la survie. «Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de conséquences en Afrique, en particulier en matière d'aide à l'Afrique, mais l'impact en Afrique sera mineur car le plus important pour nos populations et nos agriculteurs est d'avoir assez à manger », a indiqué Mr. Wade à la presse internationale.
Le secteur naissant de la micro finance au Sénégal, qui est destiné à répondre aux besoins les plus pressants de la population pour combler le manque de financement des banques commerciales, s'avère résistant, en dépit des contrecoups que subissent les marchés financiers mondiaux.
Les 15 et 16 Octobre derniers, 18 institutions de micro finance (IMF) et investisseurs internationaux se sont réunis à l'occasion d'une conférence organisée par le ministère de la famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance.
« Si 18 investisseurs de plusieurs pays se retrouvent au Sénégal pour ce forum, cela veut dire qu'il y a quelque chose d'important qui se passe dans le secteur de la micro-finance, qui est un véritable vivier de création de richesse », a déclaré Awa Ndiaye, ministre de la Famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance. « Nous espérons pouvoir répondre à l'attente des investisseurs », a-t-elle ajouté.
Dans une économie où le secteur informel absorbe près de 90% de la main d'oeuvre du pays, la micro finance fournit un appui essentiel pour les travailleurs du secteur informel ainsi que pour les entrepreneurs comme moyen de financement de leurs activités. Le ministère de la micro finance estime que sur une population totale de 12 millions d'habitants, environ 1 million de Sénégalais ont recours à une institution de micro finance. Selon les données publiées par la banque centrale, les 12 premières institutions concentrent plus de 90% de l'épargne et du crédit. Le montant de l'épargne atteint 91 milliards de francs CFA (178 millions de dollars) à la fin 2007, soit une hausse de 24% par rapport à l'année précédente. Quant au crédit, il a progressé de 22% pour atteindre 110 milliards de francs CFA (216 millions de dollars), contre 30 milliards de francs CFA (176 millions de dollars) l'année dernière. A l'heure d'aujourd'hui, le micro crédit compte pour un peu plus de 10% des crédits émis dans l'économie sénégalaise.
Si le taux de pénétration du marché bancaire au Sénégal dépasse à peine 5% de la population, ce résultat ne reflète pas de manière adéquate le dynamisme des services de micro financement. En effet, selon un rapport publié début 2008 par le ministère de la micro finance, le nombre de clients des 12 IMF a augmenté de 17% en 2007, pour atteindre 940 000 individus. Si l'on inclut les microentrepreneurs, le taux de pénétration bancaire frôle alors les 19% de la population active (estimée à 4,5 millions de personnes en 2007), contre 17% en 2006.
«Avec un taux de bancarisation aux alentours de 5% au Sénégal, l'impact potentiel du micro-crédit est significatif. Le développement rapide des institutions de micro-finance témoigne du besoin d'innovation des produits bancaires pour les micro-entrepreneurs ainsi que pour la population rurale. Néanmoins ces institutions doivent gérer leurs risques de manière appropriée » a déclaré Ehouman Kassi, directeur général d'Ecobank Sénégal, à OBG.
Si le nombre de clients servis est en augmentation sensible, une poignée d'IMF se taille la part du lion. Le Crédit mutuel du Sénégal (CMS) constitue le réseau le plus important avec 55% de l'épargne et 44% du crédit à la fin 2007. Il est suivi de l'Union des mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l'épargne et du crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) qui regroupe environ 21% de l'épargne et 18% du crédit, tandis que l'Alliance de crédit et d'épargne pour la production (ACEP) regroupe 19% de l'épargne et 21% du crédit.
La présence de plusieurs acteurs de poids agit comme une barrière pour l'entrée sur le marché de nouveaux acteurs. Les quelques IMF, dont les débuts remontent à plusieurs années, disposent de grands réseaux, ce qui rend la tâche difficile aux nouveaux arrivants pour se faire connaître auprès des clients.
Un autre trait de la demande locale est que 70% de la population du pays vit dans de petites communautés rurales, ce qui limite la capacité des IMF à disséminer l'information. En conséquence du faible niveau d'infrastructure institutionnelle entre zones rurales, beaucoup d'IMF doivent faire face à des coûts et des impayés élevés en raison du manque de suivi après que le crédit a été octroyé.Tout particulièrement, les problèmes d'accès à l'électricité ou à un réseau télécom dans certaines zones isolées freine le développement des IMF, puisqu'elles se trouvent dans l'incapacité de communiquer avec leur siège social à Dakar.
Face au manque de services financiers formels, le Sénégal continue sur sa lancée le développement d'instruments financiers innovants pour répondre aux besoins de sa population - une évolution qui pourrait s'avérer inappréciable compte tenu de la crise financière actuelle.
Local Support
While commercial bankers are debating the potential impact of the global financial crisis on their operations in West Africa, the microfinance industry is gaining momentum in Senegal, supporting the local population in weathering the economic storm, as well as in its more urgent daily struggles.Though African financial institutions have yet to experience the kind of market collapses as the industrialised world, experts worry about the long-term effects of the economic turmoil. A recession in the US and Europe could lower demand for Africa's exports, hurt foreign investment and reduce foreign aid. In addition, money received in the form of remittances from Africans working abroad could decrease. Yet, as potentially serious as these threats are, there is concern that the continent's more immediate problems - including hunger and poverty - are being sidelined.
On October 12, Senegal's President Abdoulaye Wade said that, despite worries about the fallout from the economic crisis, Africans' most important issue continued to be survival. "I'm not saying that there will not be an effect on Africa, above all on aid to Africa, but the impact on Africa will be minor because for our populations, for our farmers, having enough to eat is what's important," Wade said, as reported by international press.
The emerging microfinance sector in Senegal - which is designed to meet its population's more pressing needs in a way that large commercial banks cannot - is proving resilient, despite the global financial turmoil.
On October 15-16, the Micro-Finance Investor Conference brought together 18 microfinance institutions (MFIs) and international investors under the aegis of the Ministry of Family, National Solidarity, Women's Entrepreneurship and Microfinance. The workshop focused on transparency and availability of information, while providing a forum for bringing together MFIs and investors.
"If 18 investors from several countries have come to Senegal for this forum, this means that something important is happening in the micro-finance sector, which is a creator of wealth," Awa Ndiaye, Minister of Family, National Solidarity, Feminine Entrepreneurship and Micro-finance, told the conference on October 15. "We are hoping to respond to the expectations of these investors."
In an economy where the informal sector absorbs around 90% of the country's workforce, microfinance provides a crucial link for informal workers and aspiring entrepreneurs to finance their operations. The Microfinance Ministry estimates that - out of a population of 12m - around 1m Senegalese have a banking relationship with an MFI. Statistics from the central bank reveal that the 12 biggest MFIs account for more than 90% of savings and credit. Total savings reached XOF91bn ($178m) at the close of 2007, indicating a 24% growth on the previous year's total of XOF74bn ($145m). Meanwhile, loans grew by 22% - totalling XOF110bn ($216m) compared to last year's XOF90bn ($176m) - and they now account for slightly more than 10% of credit in the Senegalese economy.
Though the official penetration rate of banking services in Senegal is just over 5% of the population, this does not adequately reflect the dynamism of the small-scale financial sector. Indeed, a report published in early 2008 by the Microfinance Ministry revealed that the total clientele of the 12 biggest MFIs grew 17% in 2007 alone, accounting for over 940,000 individuals. If micro-entrepreneurs are counted, the banking penetration rate rises to 19% of the working population (estimated at 4.5m in 2007), up from 17% in 2006.
"With a banking penetration rate of around 5% in Senegal, the potential impact of micro-credit is significant," Ehouman Kassi, director general for Ecobank Senegal, told OBG. "The rapid development of microfinance institutions testifies to the need for innovation in banking products for micro-entrepreneurs as well as for the rural population. Nevertheless, these institutions need to manage their risk in an appropriate manner."
While the number of clients has been growing, a large part of their business is captured by a small number of MFIs. Crédit Mutuel du Sénégal (CMS) accounted for 55% of deposits in the sector and 44% of active loans as of year-end 2007, while Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'Epargne et du Crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) managed 21% of deposits and 18% of active loans. Meanwhile, Alliance du Crédit et d'Epargne pour la Production (ACEP) covered 19% of the sector's deposits and 21% of the active loans.
The presence of a number of heavyweights raises the barriers to entry onto the market for new players. The few largest MFIs, who have the longest presence in the market, have the widest branch networks, making it difficult for new entrants to make themselves known to potential clients.
This is significant in light of the fact that 70% of the country's population is considered rural, creating a challenge for microfinance in Senegal in terms of dissemination of information. Weak institutional infrastructure between rural areas means that many MFIs face high costs and default rates due to problems in monitoring borrowers after the loans are granted. In particular, the lack of access of the MFI networks to a stable electricity supply or telecoms infrastructure in certain remote regions has handicapped their development, since they are not able to communicate with headquarters in Dakar.
Despite a dearth of formal financial services, Senegal is continuing to develop innovative financial instruments to answer the needs of its population - which may prove invaluable given the potential fallout from the economic turmoil.


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