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Robert Tashima at the launch of The Report: Senegal 2011

3 May 2011

 

Bonjour et bienvenue au lancement officiel de The Report: Sénégal 2011, la troisième publication d’Oxford Business Group sur le pays. 

Tout d’abord, je voudrais vous remercier tous d’être ici aujourd’hui et j’espère que vous pourrez rester pour des rafraichissements tout à l’heure. 

Permettez-moi de vous présenter d’avance mes excuses pour mon français. Comme vous avez certainement pu le constater, ce n’est pas ma langue maternelle. 

Je m’appelle Robert Tashima et je suis le directeur editorial chez OBG pour l’Afrique, une région qui devient de plus en plus importante aujourd’hui. 

Ma première visite au Sénégal remonte à il y a plus de dix ans, et depuis, le pays a énormément changé. Cela dit, chaque fois que je reviens, je retrouve la terre de Teranga toujours aussi chaleureuse et je suis content d’être de retour ici aujourd’hui - surtout quand je pense au temps gris qu’il fait en Angleterre en ce moment. 

Notre objectif à travers ce rapport consiste à fournir une vue globale sur l’économie du pays, secteur par secteur, afin de souligner les opportunités ainsi que les défis qui se présentent aux investisseurs étrangers – et comme je vous en parlerai plus tard, le Sénégal nous offre des perspectives très intéressantes. 

Comme beaucoup d’entre vous le savent, OBG collabore avec plusieurs partenaires, certains ayant la générosité d’être présent ici. 

Je retrouve à mes cotés, son excellence Mr Karim Wade, ministre de la coopération internationale, des transports aériens, des infrastructures et de l’énergie. C’est la première année que l’on travaille auprès du ministère et cela a été une expérience très positive. 

Sont présents également avec nous aujourd’hui, nos partenaires techniques, notamment Gabriel Fal, de CGF Bourse, ainsi que Mansour Gaye, de Compagnie Internationale de Conseil et d’Expertise, et Moustapha Faye, de François Sarr et Associés.  

Je voudrais remercier encore Son Excellence, surtout parce que son agenda est très chargé, et le reste de nos partenaires pour leur aide et leur soutien. Notre rapport ne serait pas le même sans leur participation.

Alors, qui sommes-nous? Oxford Business Group est un cabinet d’intelligence économique, avec quatre pôles de production à Londres, Istanbul, Dubai et Singapour.  Nous couvrons plus d’une trentaine de territoire a travers 27 pays, y compris l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe de l’Est et l’Asie.  En réponse à la demande de nos clients et nos abonnés, nous  venons de lancer de nouveaux projets au Gabon et au Ghana.

Nos principales activités se divisent en deux parties.  Avant tout, nous publions des rapports annuels d’intelligence économique – cinquante pages d’analyses politiques et macroéconomiques, suivi par plus de 100 pages d’analyses sectorielles sur les principales composantes du PIB.  Nous couvrons tous les secteurs pertinents – la finance, le transport, l’industrie, l’énergie, les industries extractives, l’éducation, et même la santé.

La deuxième partie de nos activités est composée de nos « economic updates », des analyses bimensuelles en ligne qui couvrent les actualités sectorielles dans chaque pays, et qui sont lus par une audience mondiale. Le dernier economic update sur le Sénégal, par exemple, aborde la restructuration énergétique. Et, plus important encore pour nos abonnés francophones, bien que la plupart de nos produits soient en anglais, ces articles, qui sont gratuits, sont aussi distribués en Français.

En même temps, nous sommes en train de développer nos services de recherche et de consulting, ce qui nous permettra  de fournir des analyses plus personnalisées à  nos clients.

Mais notre principal atout, c’est la recherche.  Les économies émergeantes sont tellement dynamiques que les chiffres ne peuvent pas donner une idée complète de ce qui se passe.  Pour mieux comprendre les avantages et les obstacles d’une économie, il faut aller au-delà des chiffres. Il faut parler aux gens qui connaissent le pays et qui travaillent dans les secteurs. Il faut comprendre les dynamiques du marché. 

A cet effet, nous avons une équipe d’analystes qui travaillent sur le terrain dans chaque pays pour une période de plus de 6 mois, afin de rencontrer une centaine de représentants dans le secteur privé, ainsi que les principaux acteurs politiques et économiques.  Ces ressources nous permettent de faire une étude beaucoup plus pointue.

Une autre caractéristique importante de nos rapports sont les interviews. Ces articles présentent des perspectives clés sur plusieurs aspects de l’économie, en donnant un aperçu fascinant sur les développements sectoriels.  Parmi les interviewés de The Report : Sénégal 2011 vous pouvez trouver: 

Son Excellence Monsieur le Président; 

Son Excellence Monsieur Karim Wade, le Ministre de la Coopération Internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie ; 

Son Excellence Monsieur Diop, le Ministre de l’Economie et des Finances ; 

et Son Excellence Monsieur Guirassy, Ministre de la Communication, des Télécommunications et des TIC.

Nous étions ravis aussi d’avoir des collaborations de l’étranger, y compris : 

l’ancien secrétaire de l’état Français chargée du commerce extérieur, Anne-Marie Idrac ; 

le président de la Banque Africaine de Développement, Donald Kaberuka ; 

et le PDG global de Dubai Ports World, Mohammed Sharaf.

Tous ces facteurs ont contribué au succès de The Report : Sénégal 2011, qui est devenu indispensable pour des investisseurs étrangers qui s’intéressent à s’implanter dans le pays de Teranga. 

Donc maintenant, je veux vous présenter un sommaire de nos conclusions analytiques sur l’économie Sénégalaise. 

J’imagine que les journalistes parmi vous sont habitués aux défis de reportage – et surtout le besoin omniprésent de trouver une histoire intéressante.  Franchement, même face aux difficultés de la crise économique globale, il y a quand même des histoires positives et intéressantes au Sénégal, ce qui me rend la vie plus facile.

Nous allons commencer avec un bref aperçu de la conjoncture économique. Ensuite, nous allons procéder à l’examen des quelques développements récents du pays et les secteurs clés en croissance, en évoquant quelques obstacles auxquels le pays doit faire face.

L’intrigue de l’année 2010, c’est le rétablissement de l’économie. 

Pendant les dernières décennies, le Sénégal bénéficiait d’une réputation attractive. Grace a plusieurs facteurs, il est aujourd’hui un pays qui est non seulement stable d’un point de vue politique mais qui profite aussi d’une performance économique régulière. 

Même si le Sénégal a réussi à éviter d'entrer en récession en 2009, le taux de croissance prévu pour cette année est encore mieux. 

En 2008 et 2009, le pays a été touché par plusieurs crises, externes et domestiques, qui freinaient la production et qui limitaient l’expansion. La hausse rapide des prix des matières premières en 2008, suivie par la baisse de demande externe en 2009, créaient des problèmes réels pour le Sénégal. Cette fragilité structurelle a incité le gouvernement  à  prendre de nombreuses mesures afin d’améliorer les perspectives économiques a court, a moyen et a long terme.

Et maintenant, on commence à voir les résultats de ces réformes.

D’après le Fonds Monétaire International (FMI), le Sénégal aurait du atteindre une croissance de 4% en 2010, par rapport a un taux moyen de 2,7% en 2008 et 2009 et pas loin de la moyenne de croissance (4.3%) prévue pour toutes les économies de l'Afrique sous-saharienne. Le taux d’inflation a atteint un niveau raisonnable, prévu à 2%

Cette croissance est due à l’augmentation de la demande externe ainsi que l’amélioration continue dans le secteur industriel, surtout vers la fin de l’année,  lorsque les secteurs textiles, chimiques et extractives ont vu une hausse énorme de production au dernier trimestre (ANSD). D’ailleurs, les perspectives positives d’autres secteurs – tels que le transport et l’énergie, dont je vais parler plus tard – soulignent le potentiel d’une croissance même plus robuste dans les années à venir.

L’intégration régionale est aussi un pilier clé de l’économie, surtout face à la taille modeste de la population et la dépendance sur les importations énergétiques. Grace aux efforts de UEMOA, les coûts des activités transfrontalières  baissent et les industries telles que le secteur financier profitent d’un accès a un marche plus vaste.

Les efforts du gouvernement avaient aussi un impact direct sur le bilan fiscal en 2010. L’implémentation de la facilité de protection contre les chocs exogènes, du FMI, a aidé la balance des paiements, par exemple, et le rehaussement de la croissance devient de plus en plus une priorité de la politique économique, démontrée par la Stratégie de Croissance Accélérée ainsi que les Documents de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté. 

D’une manière plus concrète, les autorités mettent davantage l’accent sur l’investissement public pour soutenir le développement et la diversification de l’économie. L’allocation des dépenses d’investissement public a atteint plus d’un milliard d’euros en 2010 (€1.04bn).

Bien que la croissance de l’économie Sénégalaise enregistre un progrès impressionnant, grâce à toutes les raisons susmentionnées, certains challenges persistent encore et doivent être affrontés.

Peut-être un des challenges les plus pertinents, c’est l’environnement d’affaires. Le besoin d’améliorer l'environnement d’affaires, y compris les infrastructures, est abordé dans la dernière étude comparative de la Banque mondiale portant sur la facilité à faire des affaires. Dans ce rapport Doing Business, le Sénégal se trouve à la 152e place sur 183 économies étudiées, soit un rang plus bas que lors du classement de l'année dernière. Il est devenu légèrement plus facile de démarrer une entreprise au Sénégal mais plus difficile d’accéder  au crédit et d’assurer les droits des investisseurs. 

L’entretien des finances publiques pose toujours un problème au pays. Les couts des projets d’infrastructure et la dette qui touche 30% du PIB, ainsi que les faibles revenus en 2008 et 2009, pèsent toujours sur le bilan gouvernemental. 

Pour contenir le déficit, les autorités cherchent à réduire les dépenses courantes et à redoubler d'efforts pour accroître les recettes. Les dépenses ont été freinées d’environ 0,5% de PIB au début de 2010 et les relations financières dans le secteur privé se sont beaucoup améliorées. Ce progrès est reconnu a l’international, suite a l’annonce de Moody’s de donner le pays une cote de B1-stable – mais quand même, il y a toujours du pain sur la planche.

Les questions fiscales auxquelles le gouvernement doivent faire face créent des opportunités pour le secteur privé  – tels que la nouvelle route à péage et le Port Autonome Dakar.

Ce genre d’initiatives, en un sens, sont parmi les projets vedettes pour une économie qui est en train de se diversifier et de se moderniser. Le manque de diversification a toujours été un problème pour le Sénégal, surtout face a la volatilité des marchés externes. 

Les moteurs de l’économie sénégalaise restent actuellement les industries plutôt traditionnelles – telles que l’agroalimentaire (qui emploie 70% de la population et qui domine les exportations), l’exploitation minière (qui attire de plus en plus d’investissement de l’étranger) et le tourisme (la deuxième principale source de devises étrangères) – mais la restructuration du secteur de l’énergie et la modernisation du secteur des transports ont la capacité de redynamiser l’économie sénégalaise a travers une amélioration des éléments clés du marché. 

ENERGY: Le plan de restructuration du secteur de l’énergie, par exemple, arrive à un moment essentiel. Fournir de l’énergie est toujours sujet aux perturbations et coupures d’approvisionnement et de production. 

Afin d’améliorer la sécurité énergétique, le gouvernement a lancé le Plan Takkal qui devrait restructurer la Senelec et sécuriser la production, transmission et distribution de l'énergie. Le plan prévoit le déploiement des compteurs prépayés pour mieux assurer une facturation qui soit conforme a la consommation et à une meilleur gestion de la demande, ainsi qu’un renforcement des capacités de production (grâce a APR Energy) et une recapitalisation et réorganisation de la Senelec.

TRANSPORT: Dans le secteur des transports, par exemple, la modernisation des infrastructures est essentielle à l’expansion continue de l’économie. Le développement des infrastructures de transport a des implications pour d’autres secteurs, tels que le tourisme, l’industrie et la fabrication – actuellement, l’état des infrastructures, d’après la Banque Mondiale, réduit le taux de croissance du PIB par 1.3% par an. 

La création d’Ageroute, par exemple, devrait aider l’efficacité du secteur, qui verrait beaucoup d’activité dans les mois à venir, avec la construction et l’expansion des routes nationales (RN7 Tambacounda a Ourossogui et RN2 Richard Toll et Bakel, la route a péage). En outre, le lancement de Sénégal Airlines et la construction du nouvel aéroport international renforcent les liens à l’étranger tandis que l’expansion du port de Dakar, sous la gestion de Dubai Ports World, soutient les ambitions du Sénégal à devenir un centre régional pour le trafic maritime. 

Ces réformes sectorielles, si elles sont bien exécutées, ont la capacité de transformer l’économie Sénégalaise et de la propulser dans l’avenir. En général,  le pays est en train d’entreprendre un effort concerté afin de créer un environnement propice aux entreprises et à l'écoute des besoins du secteur privé.

Enfin, l'augmentation de l'investissement étranger reste un élément clé dans la prospérité économique future du Sénégal, non seulement pour le capital qu'il apporte, mais aussi pour le savoir-faire qui y est impliqué.

La promotion et l’information sont une partie importante de ce processus et nous espérons que The Report: Sénégal 2011, en tant que rapport complet, authentique et précis de l'économie nationale - jouera son propre rôle dans la transmission du potentiel du Sénégal à l’audience mondial.

Je vous remercie pour votre écoute et j'espère que vous apprécierez le reste de la session – Et maintenant, sans plus de cérémonie, comme je suis sûr qu’ils vont parler d’une manière plus éloquente que moi, je laisse la parole à nos partenaires techniques. 

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